Deroo, ancien opérateur radio-gonio
à Fort-Flatters nous apporte quelques précisions. Après mes classes et l’école pour devenir
radio-gonio à
Le travail des gonios
était d’assurer la veille pour le passage de l’appareil de la compagnie UTA qui
faisait Paris-Douala deux fois par semaine et celui d’Air France le
samedi. Le mercredi il y avait le C-47
militaire et dans la semaine un ou deux avions pour les liaisons en rapport
avec le pétrole sur Edjeleh vers la frontière
libyenne.
Je me souviens de mon arrivée à Flatters
ce jour d’octobre 1955 sous une chaleur torride mais il a bien fallu que je m’y
habitue. J’ai pris mes quartiers et j’ai
découvert
À la gonio il y
avait le sergent Letellier, Bédigie
qui était de la région de Nancy, Cuvelier et
moi. En 1956, le commandant de
Ensuite il y a eu la construction de la
nouvelle station gonio dans l’axe de la piste, en plein milieu de la
petite palmeraie.
A la fin de l’année 1956 ce fut l’arrivée du Lt Deprez avec un groupe de militaires. J’ai quitté Fort-Flatters avec le grade de
caporal au début juin 1957.
Dannerolle, appelé de la classe 55/4, après les classes et un
stage de formation à
Au début nous étions trois gonios, Deroo un ancien, Cuoq et moi puis d’autres sont arrivés plus tard. Je me souviens de Seassau,
Ciccarelli, etc.
Il y avait aussi trois ou quatre lecteurs au son dont un nommé Klein
remarquable par ses qualités de radio-télégraphiste,
sa carrure et sa barbe qu’il conservait depuis son passage ADL. Il y avait encore deux sergents de la météo
et un ou deux dépanneurs, etc.
La station gonio
était à la fois notre lieu de travail et l’endroit où nous vivions. Nous dormions dehors sur des lits métalliques
équipés d’une moustiquaire pour nous protéger des tarentules, des scorpions et
autres bestioles. Comme on n’avait pas
de frigo pour avoir de l’eau fraîche, on glissait nos bouteilles d’eau dans les
grandes chaussettes de laine du paquetage, on les mouillait et on les plaçait
dans un courant d’air et l’eau était moins chaude et buvable…Ces chaussettes
étaient les seules choses du paquetage que nous utilisions car notre
habillement habituel se composait d’une chemisette, d’un sarouel et de naïls trouvés chez l’épicier local. La cuisine était préparée par un indigène qui
faisait ce qu’il pouvait pour préparer nos repas qui se limitaient le plus
souvent à des conserves. Notre
approvisionnement arrivait par avion une fois par mois, c’était souvent un
C-47.
Pendant mon séjour nous avons rejoint la
nouvelle station gonio dont nous avions suivi la
construction en bout de piste dans la palmeraie. Elle était plus confortable que la précédente
mais elle nous éloignait de
Le fait le plus marquant a été l’arrivée
en une seule nuit d’une vingtaine d’avions, des Nord 2501 qui ont apporté du
personnel et du matériel dont des grandes tentes Fugas
et enfin des frigos. Parmi le personnel
il y avait un Lieutenant qui dès son arrivée a mis un peu d’ordre sur
Je pense souvent à Fort-Flatters avec un
peu de nostalgie.