Jego, un ancien de
Le camp de
Fort-Flatters était le camp de base, à partir
duquel nous avons sillonné l’Hamada du Tinrhert
jusqu’à la frontière libyenne en
effectuant des mesures gravimétriques à chaque kilomètre. Une équipe sur le terrain se composait de 2
prospecteurs, 5 chauffeurs, 2 porte-mires, un
cuisinier et son aide, le matériel de 3 jeeps, un 4x4 et un 6x6. Nous utilisions aussi les services de
La sortie durait une semaine, à laquelle il fallait
ajouter un jour pour rejoindre l’équipe à relever, et un jour pour revenir à
Flatters avec les véhicules les plus endommagés. Hormis les indigènes, Touaregs et Chambas qui étaient très fiers de travailler avec nous et
de sillonner leur pays, nous fréquentions peu la population locale. Je me souviens de quelques parties de
volley-ball avec des militaires du Génie et des apéros avec des
légionnaires. Ces derniers étaient
commandés par le capitaine Gaty.
Sur le terrain, les gars de Génie qui tiraient un
traîneau de vieux pneus avec un tracteur pour niveler la tôle ondulée de la
piste.
Au printemps 1957 commencèrent les essais de
prospection en hélicoptères avec la société Gyrafrique.
Au camp, le matin et l’après-midi nous allions au
bureau trier et exploiter les mesures faites sur le terrain. Le bureau était une grande pièce avec des
longues tables et ressemblait fort à une classe d’école.
Sur le terrain, on travaillait tous les jours même
pendant les fêtes. Quand il y avait du
vent de sable on continuait de travailler la tête emmaillotée dans nos
chèches. Le soir sous la tente, nous
nous lavions les yeux à l’Optrex.
Nous fûmes
les premiers à prospecter